L'ordre dans lequel vous consommez les aliments au cours d'un repas modifie de manière mesurable votre réponse glycémique, et une petite promenade effectuée juste après le repas s'avère plus efficace que la même promenade effectuée à un autre moment. Les petites habitudes spécifiques ont plus d'importance qu'on ne le pense.
Pour bien gérer le diabète de type 2 au quotidien, il ne suffit pas de prendre des médicaments et de suivre les conseils généraux du type « mangez sainement, restez actif » : plusieurs habitudes spécifiques, étayées par la recherche, ont un effet mesurable et direct sur le contrôle de la glycémie, qu’il vaut la peine d’étudier en détail.
L’effet de « l’ordre de consommation des aliments » : un conseil alimentaire précis et étayé par la recherche
Des recherches ont montré que le fait de consommer des légumes et des protéines avant les composants riches en glucides d’un repas — plutôt que de tout manger en même temps ou de commencer par les glucides — atténue de manière mesurable le pic glycémique postprandial par rapport à l’ordre inverse, même lorsque la composition totale du repas est identique. Il s’agit là d’un ajustement véritablement spécifique et qui ne demande que peu d’efforts : ce n’est pas un régime alimentaire différent, mais simplement un ordre différent au sein des repas que l’on consomme déjà.
Pourquoi une petite promenade après le repas est plus efficace que la même promenade à un autre moment
L’activité physique pratiquée spécifiquement dans le créneau suivant le repas aide à utiliser le glucose précisément pendant la période où la glycémie augmente suite au repas, et des recherches ont montré que ce moment atténue plus efficacement le pic de glycémie postprandial que la même durée d’activité pratiquée à un autre moment de la journée, sans rapport avec le repas. En d’autres termes, une petite promenade après un repas n’est pas interchangeable avec la même promenade effectuée quelques heures plus tard : le moment choisi en lui-même présente un avantage physiologique spécifique.
Pourquoi les soins des pieds méritent une attention quotidienne, et pas seulement des bilans annuels
Le diabète affecte généralement la santé des pieds par le biais de deux mécanismes qui se renforcent mutuellement : les lésions nerveuses (neuropathie) réduisent la sensibilité, ce qui signifie que de petites blessures — une ampoule, une petite coupure, un point de pression dû à des chaussures mal ajustées — peuvent passer inaperçues plus longtemps qu’elles ne le feraient autrement ; et une circulation sanguine réduite, fréquente chez les personnes atteintes de diabète de longue date, altère la capacité de l’organisme à cicatriser une fois qu’une blessure est survenue. C’est précisément cette combinaison qui explique pourquoi les blessures mineures aux pieds chez les personnes diabétiques peuvent évoluer de manière bien plus grave que les mêmes blessures chez une personne non diabétique, et c’est pourquoi un bref auto-examen quotidien des pieds — à la recherche de coupures, d’ampoules, rougeur ou gonflement — est une habitude spécifique et concrète qu’il convient d’adopter, plutôt que de se fier uniquement à ses sensations pour détecter un problème.
Le calendrier de dépistage des complications à connaître
- Un examen ophtalmologique annuel, visant spécifiquement à dépister la rétinopathie diabétique, qui peut se développer et progresser sans aucun changement perceptible de la vision à ses stades précoces.
- Des contrôles réguliers de la fonction rénale, car le diabète est l’un des principaux facteurs contribuant aux complications rénales à long terme.
- Des examens de routine des pieds réalisés par un professionnel de santé, en complément des auto-examens quotidiens décrits ci-dessus.
- Une surveillance continue des risques cardiovasculaires, compte tenu du lien étroit entre le diabète et la santé cardiovasculaire.
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