Le cancer de la peau se soigne très bien lorsqu'il est détecté à un stade précoce, et un simple auto-examen mensuel à l'aide d'une liste de contrôle visuelle éprouvée permet de repérer des changements qu'il convient de signaler à un médecin bien avant qu'ils ne deviennent dangereux.
Le cancer de la peau est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué, et c’est également l’un de ceux dont le dépistage précoce est le plus facile à réaliser visuellement, puisque le tissu atteint est directement visible sans qu’il soit nécessaire de recourir à une imagerie médicale ou à une procédure invasive — ce qui fait de l’auto-examen structuré l’une des habitudes de dépistage les plus efficaces et les moins coûteuses qui soient, quelle que soit la pathologie concernée.
Les trois principaux types et pourquoi cette distinction est importante
Le carcinome basocellulaire est le type le plus courant ; il a tendance à se développer lentement et se propage rarement au-delà de la peau, mais il peut causer d’importants dommages tissulaires locaux s’il n’est pas traité pendant une longue période. Il se présente souvent sous la forme d’une bosse nacrée ou cireuse, d’une lésion plate de couleur chair ou brune ressemblant à une cicatrice, ou d’une plaie qui ne guérit pas. Le carcinome épidermoïde est le deuxième type le plus courant ; il se développe un peu plus rapidement et présente un risque plus élevé (bien que toujours relativement faible) de propagation s’il n’est pas traité ; il se présente souvent sous la forme d’un nodule rouge ferme ou d’une lésion plate à la surface squameuse et croûteuse. Le mélanome, bien que moins fréquent que les deux autres, est nettement plus dangereux en raison de sa plus grande tendance à se propager à d’autres organes ; c’est précisément pour cette raison que les signes avant-coureurs spécifiques au mélanome font l’objet d’une attention particulière dans les recommandations de dépistage et que la détection précoce de ce type de cancer a un impact considérable sur les taux de survie.
La règle ABCDE pour examiner les grains de beauté
Les dermatologues enseignent couramment le cadre ABCDE pour évaluer un grain de beauté ou une tache pigmentée à la recherche de signes avant-coureurs du mélanome : Asymétrie (une moitié ne correspond pas à l’autre), Bords irréguliers (contours dentelés, flous ou mal définis plutôt que lisses), Variation de couleur (présence de plusieurs couleurs ou nuances au sein d’une même lésion, plutôt qu’une couleur uniforme), Diamètre (généralement supérieur à 6 mm, soit environ la taille d’une gomme à crayon, bien que les mélanomes puissent parfois être plus petits), et Évolution (tout changement de taille, de forme, de couleur ou de symptômes tels que des démangeaisons ou des saignements au fil du temps). L’évolution est de plus en plus mise en avant comme l’un des critères les plus importants, car un grain de beauté qui change réellement constitue un signe d’alerte plus fiable que n’importe quelle caractéristique statique considérée isolément.
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